Olivier Fallou accompagne des équipes projet dans leurs démarches d’innovation au sein de GAC Group, partenaire de Vianeo. Dans son activité, il observe des enjeux situés à deux niveaux : celui des gouvernances et celui du développement opérationnel des projets.
Sur le plan de la gouvernance, il voit dans Vianeo un levier essentiel, notamment grâce à la capacité de la plateforme à faciliter le partage de l’information et des travaux. Cette mise à disposition simple et structurée des éléments du projet renforce la circulation des données et permet aux instances décisionnelles d’avoir une vision claire de la progression.
À une échelle plus opérationnelle, les défis sont d’une autre nature. Le développement d’un projet d’innovation demande une véritable dynamique collective : animer les équipes, les embarquer dans la construction d’un business model, maintenir leur engagement dans la durée. Ce travail d’entraînement est au cœur de son activité, en particulier lorsqu’il s’agit de projets issus du terrain et portés par des acteurs opérationnels.
L’entretien met également en lumière la place croissante de l’intelligence artificielle dans ces démarches. Pour Olivier Fallou, l’IA apporte d’abord une aide évidente dans la recherche d’information. Mais son intérêt majeur apparaît lorsqu’elle s’intègre à la plateforme Vianeo. Selon lui, l’IA a la capacité d’offrir un prolongement du travail d’accompagnement : elle peut renforcer le lien avec les porteurs de projet, valider certaines preuves, relayer des questionnements et maintenir une forme d’interrogation continue lorsque les utilisateurs alimentent la plateforme, mènent leurs entretiens ou ajoutent de nouveaux éléments.
Il imagine cette interaction comme un dialogue permanent entre le porteur de projet et l’agent intelligent, présent tout au long du développement du projet. Cette dynamique ne remplace pas l’accompagnateur : elle fonctionne plutôt en binôme avec lui, en soutien de ses interventions lors des réunions et ateliers.
Interrogé sur le risque que l’IA représente pour son métier, il se montre serein. À court terme, il ne considère pas l’IA comme une menace. Il reconnaît cependant qu’il est impossible de prévoir ce que sera la situation dans dix ans, laissant ouvert le sujet des évolutions à venir.