Open innovation : les bonnes idées viennent souvent d’ailleurs !
Une entreprise ne doit pas rester fermée sur elle-même. Dans un monde qui ne cesse de changer, une ouverture vers l’extérieure est indispensable pour prendre du recul, trouver de nouvelles opportunités de marché et assurer sa pérennité. La pratique de l’innovation ouverte est devenue un passage obligé.

Sommaire :

    1. L’ouverture aux autres
    2. Avantages VS inconvénients
    3. Préparer le terrain
    4. La culture du partage chez les grands groupes
    5. Qu’avons-nous appris ?

L’ouverture aux autres

Un peu d’histoire, pour commencer. La théorie de l’Open innovation est apparue en 2003, suite à la publication des travaux du professeur américain Henry Chesbrough. Le modèle garde toute sa pertinence, à l’ère de la transformation numérique des entreprises et du développement des nouvelles technologies.

On pourrait résumer ce processus en une phrase : ensemble, nous sommes plus forts. Il ne s’agit plus d’innover en cercle fermé au sein du service recherche & développement de l’entreprise, mais de pratiquer « l’ouverture » et d’encourager la collaboration. Autrement dit, de faire appel à des acteurs externes (clients, entreprises, universitaires, etc.) ou internes (collaborateurs qui n’exercent pas de fonction dans le service R&D) pour un nouveau projet.

Ainsi, il ne s’agit plus de verrouiller le processus et de se contenter des ressources internes, mais de multiplier les points de vue pour un résultat plus objectif. La veille (technologique ou stratégique) tient également une place fondamentale dans le processus d’Open innovation.

Avantages VS inconvénients

Le modèle de l’Open innovation offre de nombreux avantages aux entreprises. En privilégiant la collaboration et le partage des connaissances, cette stratégie de l’innovation ouverte favorise d’abord le développement de nouvelles idées à partir d’un champ plus étendu des possibles, en vue d’aboutir, par exemple, à la mise sur le marché de nouveaux produits ou services. Lorsqu’il s’agit de solliciter les acteurs « internes », le processus d’Open innovation permet également de renforcer la cohésion et la créativité des équipes dans l’entreprise. Quant aux partenaires externes, ils offrent l’avantage d’ouvrir le champ des possibles et d’envisager le développement de nouveaux partenariats pour les prochains projets.

La collaboration entre grandes entreprises et startups est sans doute le meilleur exemple d’open innovation que l’on puisse trouver. En effet, de plus en plus de grands groupes rentrent aujourd’hui en relation avec des startups, pour le développement de solutions innovantes. Leur capacité d’action dans l’incertitude et la complexité est, en particulier, beaucoup plus grande pour une petite structure que pour un grand groupe installé sur son marché. Cette collaboration est cruciale pour les startups, qui peuvent ainsi accéder à des clients solides, des retours d’utilisateurs efficaces et des infrastructures et outils de l’entreprise partenaire (laboratoires équipés, ressources, services, etc.).

L’innovation ouverte demeure aussi particulièrement intéressante pour réduire des délais et s’appuyer sur des acteurs dont le sujet est leur spécialité. En effet, en choisissant de recourir à des acteurs externes pour « étoffer ou compléter » l’équipe projet, l’entreprise peut agir beaucoup plus rapidement et en cas de dysfonctionnement adapter en temps réel le projet concerné.

Mais l’Open innovation comporte également des risques. Le principal, avancé par les parties prenantes, est celui de la propriété intellectuelle. Comment protéger certaines informations sensibles ? Comment garantir la propriété du savoir-faire sur le long terme ? Comment gérer le partage de valeur issu de la collaboration ?… Sur ces sujet, les juristes sont généralement mis à contribution sur les projets mais attention à ce qu’ils ne bloquent pas l’avancée des projets par une approche trop centrée sur le « principe de précaution »…

Préparer le terrain

Comme pour toute transformation, la mise en place d’une démarche d’Open innovation dans l’entreprise nécessite une préparation minutieuse : en interne, choix d’une stratégie et des pratiques appliquées pour les services concernés dans l’entreprise ; identification et place accordée aux acteurs internes et externes en charge de la gestion du projet, etc.

Il existe différents moyens de mettre en œuvre l’Open innovation. Voici quelques pistes :

    • Les projets collaboratifs. L’entreprise peut décider de faire appel à des acteurs externes pour la gestion d’un projet de développement commun. Les grands groupes sollicitent souvent les startups pour des projets de collaboration et la pise en oeuvre de POC (Proof of concept).
    • Les concours de crowdsourcing, les hackathons. Ces pratiques visent à solliciter toute personne désireuse d’apporter ses idées et de participer à des ateliers créatifs (un internaute, des élèves ingénieurs par exemple).
    • Les concours d’innovation. Ils offrent surtout le moyen aux entreprises d’identifier des startups et parfoir d’externaliser les coûts en R&D.
    • Les incubateurs/accélérateurs. Les structures d’accompagnement permettent elles aussi d’encourager le partage des idées et de privilégier l’innovation ouverte en mettant en lien les startups accompagnées avec des managers de grands groupes partenaires.

Les solutions Vianeo, méthode Business Design + outil collaboratif, apportent les moyens de mettre en oeuvre des ateliers d’Open innovation qui permettent à des startups de co-construire avec une équipe opérationnelle d’un grand groupe, un business case commun. C’est en particulier un très bon moyen de démarrer une collaboration en partageant la vision du chemin à construire ensemble pour créer de la valeur.

La culture du partage chez les grands groupes

Nous vous avions récemment parlé des plateformes de co-création, qui permettent aux clients d’apporter leur pierre à l’édifice en soumettant à l’entreprise leurs idées de produits ou services. En ce qui concerne les startups, elles peuvent s’orienter vers les programmes d’Open innovation des grands groupes pour proposer leurs idées. Nous vous donnons ci-dessous quelques exemples d’entreprises qui ont décidé de sauter le pas et de pratiquer « l’ouverture » :

    • Société Générale. La banque permet aux startups de proposer leurs idées ou leurs innovations dans les domaines de recherche suivants : activité de marché, crédits, modèle d’e-commerce, technologie réglementaire, processus de cybersécurité… Le groupe a ainsi lancé sa propre plateforme d’Open innovation, afin de mettre en relation les startups et les responsables de l’innovation à la Société Générale, pour que les premières puissent présenter et développer leur POC (preuve de concept) ou leur prototype de produit. Les startups pourront également travailler en équipe sur leur projet dans les locaux du groupe, à Paris.
    • Orange. La politique d’Open innovation de l’opérateur se déploie sur trois axes majeurs : -Un programme d’accélération, avec un Orange Fab en France (14 dans le monde). Orange apporte son soutien aux nouvelles startups pour qu’elles puissent passer à la vitesse supérieure au niveau de leur transformation et de leur développement. -Des levées de fonds. Une filiale de l’entreprise se charge d’investir dans de nouvelles startups, pour qu’elles puissent trouver des leviers de croissance. -Un accompagnement exclusivement réservé aux femmes entrepreneurs, lancé à l’occasion de la Journée de la femme, en 2018.
    • L’Oréal. Outre l’organisation de concours étudiants visant à apporter des solutions concrètes face aux nouveaux enjeux du secteur, l’entreprise noue également des partenariats avec des startups, dans un processus de co-création. À travers son programme d’Open innovation, L’Oréal veut ainsi «réinventer l’expérience clients» dans le monde de la cosmétique. L’entreprise a en outre lancé Bold (Business opportunities for L’Oréal Development), un fonds de capital-investissement destiné aux startups à fort potentiel, qui proposent des innovations dans les secteurs de la production, du marketing ou de l’emballage des articles.

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Ce que nous avons appris

  • Popularisé par le chercheur américain Henry Chesbrough au début des années 2000, le modèle de l’Open innovation vise à pratiquer l’ouverture dans l’entreprise, en faisant notamment appel à des acteurs externes (entreprises, universitaires…), par exemple dans le cadre d’un nouveau projet.
  • L’innovation ouverte apporte de nombreux avantages à l’entreprise, notamment en matière de réactivité. Les nouveaux partenaires aident ainsi cette dernière à dénicher de nouvelles opportunités : produits, services, marché, etc.
  • À l’instar de L’Oréal ou de l’opérateur Orange, de nombreuses entreprises font appel à des startups pour les aider à innover. Des programmes d’Open innovation sont alors mis en place, offrant la possibilité aux jeunes pousses d’accéder aux ressources de ces grands groupes pour travailler et accélérer leurs projets.

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