Business case startups : un outil d'aide à la décision

Business case startups : un outil d'aide à la décision


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Prendre les bonnes décisions grâce au business case startups

Pour chaque projet ou remaniement envisagé, il reste toujours une part d’incertitude. Le business case, ou « étude d’opportunité », est là pour lever les derniers doutes et persuader les bonnes personnes dans l'entreprise. Coup de projecteur sur ce document prévisionnel, indispensable pour la prise de décision.

Sommaire :

  1. L’étude d’opportunité : pour qui et pourquoi ?
  2. Quel modèle utiliser pour un business case startups ?
  3. Qu’avons-nous appris ?

L’étude d’opportunité : pour qui et pourquoi ?

Avant toute chose, il ne faut pas confondre le business case avec son petit camarade, le business plan. Ce dernier permet notamment à une startup et à toute entreprise de définir un plan d’action à long terme et de convaincre des investisseurs d’apporter leur soutien financier à un projet ou une création.

Le business case, en revanche, vise à vérifier la faisabilité et l’intérêt d’un projet ou d’une réorganisation des services d’une entreprise. Il va mettre en avant les opportunités/risques et la stratégie, mais aussi le financement possible et les bénéfices attendus pour la startup. Objectif final de la présentation : donner les bons arguments aux décideurs (la direction d’une société, par exemple), pour qu’ils puissent valider le projet d'innovation et construire leur stratégie d'accès au marché.

Les startups et entreprises installées s'opposent sur de nombreux points, mais lors de la création d'entreprise ou le lancement de nouveaux projets personne n'échappe à l'incertitude. Ce business case constitue ainsi l’outil prévisionnel ultime pour la gestion d’entreprise, en validant ou non les hypothèses de départ. En répondant aux quatre questions fondamentales (quoi, pourquoi, qui et combien), la rédaction du document permettra d’évaluer la rentabilité du plan startup et du projet proposé. Et de faire ainsi le choix d’un « start » ou d’un « non go » (ou "Go-No Go").

Concrètement, cela donne quoi ? Prenons l’exemple d’un incubateur qui recherche à accompagner une startup après sa création, pour son plan de développement. Il peut aider l'entrepreneur et l'équipe à rédiger le business case startups pour qu'ils puissent décider de la stratégie à adopter et avoir une vision globale du projet et de la ligne à suivre.

Nous vous donnons quelques exemples de questionnements qui peuvent faire l’objet d’un business case :

  • Faut-il se lancer dans la création de nouveaux articles ou renforcer l'offre de notre startup ? Innovation ou consolidation des résultats ?
  • Doit-on continuer de travailler avec ce fournisseur ou choisir un autre expert ou une autre entreprise ?
  • Parmi tous les projets dans les tuyaux, quel est le plus pertinent pour le marché visé par notre startup ? Quelle stratégie marketing adopter ?
  • Faut-il prévoir un financement pour changer de matériel ? Le choix d'un entretien régulier peut-il suffire ?

Quel modèle utiliser pour un business case startups ?

Avant de passer à la rédaction, vous devez choisir la forme que prendra votre dossier (fichier PDF contenant vos paragraphes et vos tableaux, présentation vidéo,…). Il vous faudra sélectionner le bon template pour présenter le document. Nous vous proposons un modèle prêt à l’emploi pour rédiger votre business case startups, avec ce plan qui peut vous servir de ligne directrice :

  • A. Executive summary. Ce « sommaire de gestion » doit éveiller l’intérêt du lecteur. Décrivez votre projet et détaillez le calendrier prévisionnel, le financement et les ressources nécessaires pour votre plan. Vous devrez aussi mentionner dans cet executive summary le ROI (return on investment, retour sur investissement), pour avoir une estimation du montant financier des gains/pertes au regard des sommes investies par l'entreprise dans le projet.
  • B. Détails des enjeux/analyse du contexte et du marché. Pour traiter ces parties, il est capital de se tourner vers l’analyse PESTEL pour étudier en profondeur l’environnement de la startup et définir les opportunités et menaces selon le résultat de la recherche.
  • C. Solution envisagée. Décrire un problème ou une opportunité, c’est bien, proposer une solution ou création, c’est mieux ! C’est le moment de dévoiler votre stratégie dans votre business case. C'est vous l'expert : expliquez votre vision et les hypothèses de votre projet startup : pourquoi votre choix et votre plan semblent être les meilleures options parmi toutes les pistes envisagées ?
  • D. Bénéfices. Listez ici tous les avantages pour l'entreprise en termes de chiffre d’affaires**,** de réduction des coûts, d'incursion dans le marché… Vous pouvez aussi inclure dans votre présentation le délai de récupération (DR). Cette analyse financière permet d’évaluer le temps qu’il faut à la startup pour récupérer les sommes initialement déboursées dans le projet. Si ce délai est relativement court, la stratégie est la bonne et votre modèle est rentable !
  • E. Budget/ressources. Vous pouvez détailler dans un tableau de votre business case le plan de financement. Allez-vous faire appel à des investisseurs ? Votre vision doit être la plus large possible. Parlez des besoins financiers, de la création de postes et des équipements nécessaires au développement du projet d'innovation. Sans oublier le budget communication prévisionnel de votre startup.
  • F. Analyse des risques. Votre présentation ne doit pas faire l’impasse sur les risques encourus par l'entreprise. N’hésitez pas à les recenser (risque dû au statut juridique, menaces financières, capital insuffisant, mauvais choix de financement, marché difficilement pénétrable, etc.).
  • G. Conclusion. Il faudra synthétiser tous les éléments vus dans la présentation du business case et tenter de convaincre les décideurs du potentiel du projet.

Chez Vianeo, nous fournissons une solution clé en main pour aider une entreprise dans la réalisation de son business case startups, au travers de notre plateforme Vianeo-Full. Nous pouvons également vous accompagner dans votre projet d'élaboration du business case, comme nous l’avons fait récemment pour Vinci Facilities ou EIT Health.

 

Qu’avons-nous appris ?

 

Le business case n’est pas un business plan dédié à des investisseurs. Encore moins un business model. Il s’agit d’une aide à la prise de décision dans l'entreprise.

La création de ce dossier de recherche vise à convaincre les bonnes personnes dans la startup pour démarrer un projet ou mettre en place une solution. Sa rédaction permet aussi aux entrepreneurs de s’assurer de la pertinence de leur plan et de leurs hypothèses.

Cet outil de gestion d’entreprise doit répondre à quatre questions cruciales pour le projet de votre startup : quoi, pourquoi, qui et combien ?

Soignez votre communication et la présentation de votre executive summary. Donnez ensuite le maximum de détails dans votre dossier : bilan comptable prévisionnel de l'entreprise, statut, trésorerie, marché visé, stratégie marketing, plan de financement, résultat prévisionnel… L'équipe mobilisée et les bénéfices attendus ne doivent pas être oubliés dans votre vision des faits. N'hésitez pas à utiliser un tableau pour présenter vos données chiffrées.

Chaque innovation présente un risque pour une startup (juridique, financier, etc.). Il faut rester objectif et ne pas oublier d'y consacrer plus d'une ligne dans votre business case startups.